
Du Maquis aux Parachutistes S.A.S
Par Jack QUILLET
Editeur : Atlante éditions – juin 2008
ISBN : 2-912671 264
Jack Quillet que j’ai rencontré très brièvement fin août 2009 à Nesles-la Vallée, lors de l’exposition mise en place par notre association « Liberty-Jeep » pour les fêtes de la libération de la commune, m’a laissé une forte impression. Certes il commence à accuser son âge (né à Meaux en 1914) mais il adopte encore une belle assurance qui en ferait pâlir beaucoup. Grand ami de notre camarade Armel Monod (parent du colonel Claude Monod, de l’explorateur Théodore Monod, lié par son épouse à Madame Simone Veil, etc…), membre éminent de notre association et bonne connaissance de notre Président Yannick Dehayes , il est resté très fidèle en amitié à tous ceux qui l’ont intimement côtoyé et avec qui il a partagé des moments forts de sa vie.
Passant brièvement sur sa jeunesse, mais en respectant les moments cruciaux qui ont marqué sa jeunesse, cet ouvrage retrace toutes ses péripéties durant les années de guerre.
Je ne m’étalerai pas trop car le résumé du livre, qui se suffit à lui-même, dit :
« Chacun de ceux qui rejoignirent le Special Air Service en Angleterre, y parvinrent presque tous individuellement.
L’épopée de Jack Quillet, dans ses débuts, ne ressemble à aucune autre.
Dentiste de formation, mais chef d’équipe brancardier dans son régiment d’infanterie des Ardennes en 1940, il est fait prisonnier après le cessez le feu.
Il s’évade, rejoint le Dauphiné et crée le Maquis de Grésivaudan*.
Poursuivi par la Gestapo, il s’enfuit in extremis. Les services secrets britanniques, très tôt, s’intéressent à lui, mais une exfiltration aérienne depuis Compiègne échoue.
C’est par l’Espagne qu’il doit fuir. Et pour la seconde fois il connaît la détention. Usant de son statut de médecin, il parvient à négocier sa libération. Une filière d’évasion dirigée à nouveau par les Britanniques le guide jusqu’à Lisbonne, d’où, par avion, il atteint l’Angleterre.
Mais là, coup de théâtre, Quillet rejette les Services britanniques, car ayant entendu parler de De Gaulle au stalag, il rejoint, après un court stage au BCRA, la formation des parachutistes SAS.
S’ensuivent les missions : Saint-Marcel en Bretagne en juin 1944, parachuté avec Bourgouin son chef – en décembre et janvier 1945, les Ardennes aux côtés de Puech-Samson – puis en avril 1945, le saut sur la Hollande entre Assen et Groningen, l’opération Amherst. Et enfin le 8 mai 1945, la Libération.
Cinq années copieusement remplies de l’histoire vraie d’un gaulliste, encore et toujours en 2008, à 94 ans. »
J’émettrai seulement une petite critique ;
J’aurais aimé des rapports d’actions beaucoup plus complets car sur l’ensemble de l’oeuvre, ceux-ci demandaient, de la part de l’auteur, une description plus détaillée afin de nous permettre d’entrer plus profondément dans le cœur de l’action. Seule la partie captivité en Allemagne et surtout les évasions apportent un peu de suspens qui nous tient en haleine. Les coups de mains, les patrouilles, les embuscades demandaient peut être un peu plus de détails fouillés et de croustillant.
Ce petit bouquin est illustré de belles photos historiques représentant ses anciens compagnons et les fameuses jeep SAS revues et corrigées par nos « petits français », leur donnant un air bien agressif avec leurs plaques de blindage spéciales et leur armement si particulier (Mitrailleuses Vickers jumelées à l’avant, près du chauffeur et F.M Bren à l’arrière).
Par contre, pour un ancien para comme moi, la remémoration de la période de stage de préparation aux sauts et d’obtention du brevet de parachutisme m’a bien replongé dans l’ambiance de ces moments particuliers. Qui l’a vécu comprendra…
Nota : J’ai préféré reprendre le résumé figurant sur la couverture du livre, car connaissant particulièrement bien le Col de la Chipotte (entre St-Dié et Rambervillers), la région de Saint-Girons dans l’Ariège, la région d’Allevard (Au nord du Massif de Belledonne), l’aérodrome du Versoud, mon analyse personnelle aurait sûrement été faussée et trop partisane.
Pour qui aime la vie d’aventure, Jack Quillet nous offre une odyssée digne d’Ulysse et une vie d’exception.
Chapeau Monsieur QUILLET, vous êtes un grand « bonhomme ».
Grésivaudan* : Vallée de l’Isère en Grenoble et Chambéry
Lu pour vous par Alain Octavie.
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LE MORVAN PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Témoignages et études
Edition revue et augmentée
Directeur de publication : Marcel VIGREUX (Professeur honoraire d’Histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne)
Association pour la Recherche sur l’Occupation et la Résistance en Morvan (A.R.O.R.M)
Impression : Imprimerie Laballery 58500 Clamecy - Dépôt légal : décembre 2009
ISBN : 978-2-9508378-4-4
Cet ouvrage est construit sur trois grands thèmes :
1) – Occupation et répression
2) – Résistance
3) – Mémoire et musée
Chaque partie est divisée en plusieurs témoignages et récits repris et rédigés par un auteur différent : André Basdevant parle, par exemple, du « village d’Anost dans la guerre et la résistance », Laurence Chevallot traite, quant à elle, des « villages martyrs en Bourgogne en 1944», « Les Maquis» (Camille, Le Loup, Serge, Vauban, Julien, etc…) sont autant d’études d’historiens ou d’acteurs remémorant leurs souvenirs, qu’ils furent combattants ou habitants des villages morvandiaux (Lucile Pichot, Gaston Lassus, Jean Longhi, Janette Colas, etc) . D’autres traitent de l’image du «maquisard, un clandestin en forêt », des « femmes dans la Résistance », des « missions interalliées parachutées » sur les différents secteurs (Nièvre, Saône et Loire…) ou de «leur participation à la résistance en Morvan», « les services de santé dans le maquis » (Jean-Claude Martinet, Jacques Canaud, etc…), et bien d’autres.
Il s’agit d’une réédition d’un livre qui était épuisé, à l’occasion du 65eme anniversaire de la Libération, mais elle a fait l’objet d’un enrichissement par de nouvelles études.
Des hommes et des femmes ayant participé aux mouvements de Résistance dans cette partie du Pays où se sont développés de nombreux maquis d’importance, souhaitaient que le souvenir de ces actions de courage ne soient pas oubliées, soient recueillies et publiées pour permettre aux plus nombreux d’entre nous d’en prendre connaissance et par cela de les perpétuer.
Une partie de ces textes avait été éditée dans les Courriers du Parc du Morvan et sont désormais épuisés.
L’intérêt de pouvoir passer d’un article à un autre sans vraiment suivre la numérotation des pages est assez attractif car même si l’on revient en arrière sur un récit qui ne suscitait pas un attrait particulier au moment « T » où l’on y arrivait, ne gêne en rien la compréhension de l’ouvrage, chaque thème étant bien distinct. Vous souhaitez commencer par la vie des maquis, rien ne vous empêchera de revenir sur le massacre de Dun-les-Places quand vous y serez préparé.
Beaucoup de choses à apprendre sur des mouvements, par nature, clandestins et l’évolution de leur adaptation au milieu sauvage de la forêt morvandelle.
Alain Octavie
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LA REGION D
Rapport d’activité des Maquis de Bourgogne-Franche-Comté (mai - septembre 1944)
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Claude MONOD
Editons AIOU, 48330 Saint-Etienne-Vallée-Française
ISBN 2-9507858-0-8
Présenté et annoté par Jean MONOD
Avant-propos de Lucie AUBRAC
La photo de couverture représente le colonel Claude (Monod), chef régional des F.F.I de Bourgogne et Franche-Comté, félicité par le général De Lattre de Tassigny, pour la parfaite tenue de ses troupes, au cours de la prise d’armes qui eut lieu lors de son entrée dans la ville de Dijon libérée.
Cet ouvrage retrace, grâce aux notes prises par Jacqueline Pardon, déléguée en Bourgogne par Défense de la France et adjointe au Colonel Monod, la courte vie de combattant de cet homme d’exception, attaché aux vraies valeurs de courage, d’abnégation, de patriotisme absolu sans fanatisme exacerbé.
L’amour de son Pays et de la liberté des peuples le conduira, après la défaite de 1940, au rejet pur et simple de l’occupation avilissante d’un ennemi conquérant et cruel (retour de l’hydre de la première guerre mondiale qui, humilié en 1918, avait souvent soif de revanche) qui avait, de par l’armistice et l’aide d’une hiérarchie au sommet de son incompétence, plongé la France dans le marasme.
Ce médecin (chirurgien), gravira très rapidement les échelons qui le mèneront jusqu’à la fonction de Responsable des Maquis de la région D = Bourgogne et Franche-Comté où il établira son P.C à Aignay-le-duc.
A la tête d’un Groupe fort d’environ 25.000 partisans pour lesquels il aura une vraie attention, avec une audace, un sang-froid et une maîtrise sans pareille, il saura leur insuffler l’ardeur au combat et par ce biais infligera des pertes considérables à l’ennemi montant en renfort vers la Manche puis un peu plus tard à ceux, en retraite, obligés d’emprunter ce couloir entre les avancées de la 5e armée US et de la 2e DB française arrivant de Normandie et la 7e armée US et la 1e armée française arrivant de Provence par la Vallée du Rhône, il fera 8000 prisonniers.
Coupant incessamment leur retraite par une méthode implacable de mises en place d’embuscades, de sabotages, de coups de mains, il imposera plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’heures de retard aux convois désorientés et apeurés par ce harcèlement implacable, après celui infligé par les Maquis du Morvan.
L’ organisation du commandement, la répartition des unités, les rapports d’actions ou d’activités des divers groupes, les comptes-rendus d’opérations des différents Maquis, les lettres des Chefs et commandants de bataillons, les récits de libération de tel ou tel secteur, les photos et documents nous apportent bien des éclaircissements sur la part prise par ces rudes combattants clandestins dans la lutte sans merci pour la reconquête de notre territoire national.
Claude MONOD, par sa générosité à redonner à la France son indépendance et sa grandeur, sans arrière pensée que le retour à la Liberté de son peuple, trouvera la mort au combat au début de la bataille d’Allemagne, après la dissolution de l’armée de l’ombre et la destitution de ses chefs, alors qu’il avait rejoint l’armée régulière, tout en surmontant ses désillusions.
Prix Philippe Viannay, Défense de la France en 1992, un ouvrage à lire pour les témoignages qu’il comporte, véritables documentaires de la vie des Maquis de l’est de la France.
Lu pour vous par Alain OCTAVIE
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LE « COLONEL CLAUDE » - Claude MONOD
Chef Régional des F.F.I de Bourgogne et de Franche-Comté
Article fait en complément de la présentation du livre dans la rubrique « bibliothèque »
Claude MONOD, fils de Robert MONOD* et de Gabrielle HERVE**, deuxième enfant*** de la famille, né le 16 janvier 1917 à Paris.
Etudes secondaires au Lycée Carnot qu’il poursuit en faisant médecine ayant, par ailleurs, un goût très prononcé pour la peinture, qu’il utilisera admirablement dans ses célèbres « Schémas d’anatomie » (1200 schémas – 9 volumes) qu’il composa avec son ami Bernard DUHAMEL en 1940-41. Marié en 1937 à Hélène CAYLA, rencontrée sur les bancs de la « Fac » de médecine.
Parcours de combattant :
Mobilisé en 1939, il demande à rejoindre les troupes combattantes en tant que médecin de bataillon.
En décembre 1940, il entre en « résistance », refusant la défaite et l’assouvissement de la hiérarchie du Pays à l’occupant par l’acceptation odieuse d’un armistice infâmant et collaborateur.
Début 1942, il est chargé de créer le service de renseignements Libération Nord. Il était, avant la création des F.F.I, inspecteur militaire de l’Armée Secrète chargé de l’organisation du Mouvement de Libération Nationale en zone Nord.
La même année, il intègre, en tant qu’interne, l’Hôpital Saint Louis à Paris, en service de chirurgie.
Il crée l’organisation militaire de Défense de la France en 1943 et est nommé Inspecteur des Forces Françaises de l’Intérieur en mars 1944, puis Chef de la Région D**** le 8 mai 1944 par le Comité d’Action Militaire du Conseil National de la Résistance.
Il est également Commandant de la Sous - Région D1 avec le Commandant de SORBIER de POUGNADORESSE comme Chef d’Etat - Major.
Il établit son Poste de Commandement à AIGNAY-le-DUC (Côte d’Or).
Après la jonction des troupes de Libération le 12septembre 1944 entre Dijon et Châtillon sur seine, il continue le combat avec ses hommes par de nombreux coups de main sur tous les secteurs pour faciliter les avancées des américains et de la 1ere armée française.
En février 45, la mission clandestine se trouvant terminée, il demande que les résistants soient incorporés aux troupes régulières pour continuer ouvertement la lutte contre l’occupant en retraite vers l’Allemagne.
Le 2 avril 1945, le lieutenant-colonel Claude MONOD trouve la mort au combat à GRABEN (BADE) à l’âge de 28 ans.
Il est élevé au Grade de Chevalier de la Légion d’honneur, à titre posthume, par décret du 26 mai 1945 signé du général de Gaulle.
**** ** ****
* Chirurgien des hôpitaux de Paris il est l’un des maîtres de la pneumologie opératoire en France et Directeur du service sanitaire F.F.I pour le département de la Seine & Oise durant la période de la résistance.
** également médecin.
***Givette , sa sœur ainée, résistante elle-même, assurera une boite aux lettres dans la clandestinité.
****Région D : Mouvement FFI Bourgogne et Franche Comté - D1 = Haute Marne, Côte ‘d’Or, Saône et Loire - D2 = Haute Saône, Doubs et Jura.
Alain

VERCORS Haut-lieu de France
De : Cdt Pierre Tanant
Aux éditions Arthaud
« Collection Témoignages »
Préface du Général Decour (Colonel Bayard)
N° d’éditeur 361 – dépôt légal 116.
Une Terre Sacrée que cette terre du Vercors. Un vaste plateau au sud de Grenoble où la Résistance du Dauphiné a connu, par son énorme esprit de sacrifice, toutes ses plus hautes lettres de noblesse.
Des Français de diverses origines et opinions ont lutté pour un idéal commun en mettant l’intérêt de la Patrie bien au dessus de leur intérêt personnel. Tous ensemble ils ont su lutter parfois jusqu’à offrir leur vie pour le bien de tous et de chacun d’entre nous, sans tourner la tête, les yeux bien ouverts face à la mort. Ces montagnes aux falaises escarpées, devenues terres de Liberté, sont empreintes désormais de la grandeur de ces héros et sont devenues un sanctuaire où flotte à tout jamais un esprit symbolique de résistance à l’oppression.
L’auteur a su nous faire partager la vie des ces quelques milliers d’hommes rassemblés dans ce massif Isérois, véritable bastion naturel. Des premiers regroupements timides aux formations militaires disciplinées issues d’anciens régiments alpins ou de cavalerie, il nous narre, avec force détails, l’aguerrissement de ces soldats de l’ombre à la guerre de harcèlement menée contre un ennemi féroce supérieur en nombre et en matériel. Malgré les parachutages alliés et l’entrainement des troupes aux combats de guérilla, la citadelle qui s’avérait imprenable tombera sous l’encerclement nazi. Les actes barbares qui s’ensuivront démontreront le courage et l’abnégation de ces jeunes patriotes dans leur foi à défendre le Pays.
Aux 700 héros qui y sont morts, aux souvenirs bouleversants qui y sont rattachés, aux mémoriaux, nécropoles et stèles qui jonchent le sol et les villages du Vercors, nous devons garder dans nos mémoires ces quelques mois décisifs qui permirent aux troupes alliées débarquées en Provence une avance plus rapide que prévue du fait de la mobilisation de deux divisions allemandes retenues sur ce site et feront cruellement défaut dans le sud.
Un récit magistral, un témoignage authentique, un drame poignant superbement expliqué pour que personne n’oublie ce grand moment d’histoire et ce…Haut lieu de France.
Alain Octavie
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LE COMMANDO DE L’IMPOSSIBLE
BORDEAUX 1942
De Raymond MUELLE et François BOISNIER
Edition du Layeur
Collection : Trésor du Patrimoine
ISBN -10 : 2915118000 ISBN-13 : 978-2915118001
L’Opération Frankton
Le 7 décembre 1942, cinq kayaks (Catfish, Cuttlefish, Coalfish, Crayfish et Conger) sont mis à l’eau au large de Montalivet par le sous-marin Tuna.
Dix hommes (2 par embarcations) ont pour mission de remonter la Gironde jusqu’au port de Bordeaux pour saboter, à l’aide de mines « limpets » les navires « forceurs de blocus » ancrés sur ses quais.
Conger disparait, dès le début de l’opération dans les remous de l’embouchure du fleuve puis Coalfish chavire (les 2 hommes sont laissés, mission oblige, et doivent se débrouiller par leur propre moyens). Cuttlefish disparait au Verdon en essayant de passer entre le Môle et 4 bateaux allemands à l’amarre dans ce petit port fluvial. Le 12 décembre 1942, les deux kayaks restants mèneront à bien cette mission en coulant 4 cargos, 1 dragueur de mines et 1 pétrolier. L’opération « Frankton » démontrera la détermination de ces hommes dans l’accomplissement de leur devoir et le sacrifice suprême de 80% de ce groupe.
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Mon avis : Une opération commando folle et audacieuse au succès plus qu’incertain lors de sa conception est, au début, un peu fastidieuse. La phase de mise en place en Angleterre est reprise dans sa totalité avec méticulosité. Mais très vite nous sommes pris dans cette atmosphère de préparatifs qui se précisent et ne seront dévoilés au groupe qu’au dernier moment. Cette mission remplie sans combat ni coups de feu coûtera quand même la vie à 8 membres sur dix. Toute l’opération décrite dans les moindres détails nous plonge ensuite dans l’ambiance secrète et inquiétante de l’infiltration risquée au cœur des lignes ennemies lors de la remontée du fleuve de la pose des mines et du repli en zone occupée à pied sur 160 km à travers la Charente où le groupe perdra encore la moitié de son effectif sur dénonciation. La folle cavale des 2 survivants (Le Marine William et le Responsable du Commando, le major « Blondie Hasler) jusqu’à Gibraltar avant de rejoindre leur pays montrera encore les diverses péripéties rencontrées.
Les auteurs tracent ici un haut fait de guerre des premiers commandos SAS britanniques sur le territoire français qui fera dire à un officier allemand : « le plus remarquable raid de commando de guerre », ce qui est un remarquable hommage à ces jeunes hommes plein de fougue, de courage et sûrement d’insouciance.
Cet ouvrage ouvre encore un horizon sur ces actes héroïques de la Seconde Guerre mondiale qui sont méconnus du grand public et qui démontrent l’esprit de sacrifice qui pouvait animer le cœur de certains hommes et l’amour illimité pour leur Patrie.
Il est évidemment conseillé de le lire…et de l’apprécier à sa juste valeur pour ce fait historique.
Remerciements à Xavier pour le prêt de ce très bon bouquin.
Alain
Galerie photos ci-dessous : Isabelle Perrot
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Liberty-Jeep
